Association La Tapoa - Concevoir et réaliser des projets de développement au bénéfice des habitants bordant la rivière Tapoa au Niger
L'AssociationProjetsRéalisationsParrainagesContacts

Financement de la cantine de l’école du parc W
 
Fourniture de graines et de plants pour les cultures de contre saison

Financement de la cantine de l’école du parc W


Un village comme tant d’autres mais confronté à des difficultés particulières
 
Situé à 151 kms de Niamey, le village de La Tapoa borde le parc et abrite une population d’environ 200 habitants plus ou moins fixés. En effet, les habitants sont pour leur majorité des guides et des éco-gardes employés par le parc. Mais ils ont conservé leur habitation dans leur village et se partagent entre leur activité liée au tourisme et le travail des champs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’activité du tourisme demeure très irrégulière : seule la saison sèche (d’octobre à mars) permet de circuler dans le parc et les touristes demeurent peu nombreux. Par ailleurs, certains d’entre eux (les expatriés, choisissent de pénétrer dans le parc sans payer les droits d’entrée et les services d’un guide officiel). Il en résulte une grande irrégularité de revenus pour tous les professionnels du parc.

Le village
 
Le village ressemble à beaucoup d’autres villages d’Afrique de l’Ouest : des cases en banco, des petites cours délimitées par des murs de nattes en paille. Il n’y a pas d’électricité dans le village. Une installation photovoltaïque a bien été posée par une ONG mais les batteries ne sont jamais arrivées. Nous aimerions, si nous le pouvons, financer la mise en route de cette installation ; des contacts ont été pris avec Electriciens sans frontières.

Contrairement à d’autres villages de l’arrondissement, le village de La Tapoa ne peut pas s’auto suffire sur le plan alimentaire. Aux alentours, des villages ont pu développer des activités de riziculture et de maraîchage grâce au programme de Pierre Rabhi « Terre et humanisme » et Le Point Afrique.
La Tapoa, lui, est interdit de culture et d’élevage. En effet, la proximité du parc rend la constitution d’un cheptel impossible par la menace des fauves qui seraient immanquablement attirés par cette source de nourriture facile. De même, les cultures sont impossibles : des éléphants viennent régulièrement jusque dans la cour de l’école pour piller le petit jardin des enfants.

L’école : 75 enfants
 
Venons-en à l’école. Elle est divisée en 3 classes où se rassemblaient lors de notre premier séjour 45 enfants dont certains internes. Les 3 instituteurs, doivent constituer des groupes et établir une rotation pour que tous les enfants reçoivent une ébauche d’enseignement. Sur la totalité, moins d’une dizaine pourra aller au collège, distant de 60 kms.
45 enfants étaient donc internes et hébergés pour ceux qui ne peuvent rentrer chez eux le soir chez les habitants du village. Quand nous avons visité l’école, un seul repas leur était servi par jour et le week end, ils devaient se débrouiller seuls pour se nourrir. Nous avons donc décidé de financer un 2e repas quotidien et les 6 repas du Week end. Nous avons fourni au maître d’école, les fonds nécessaires pour acheter les bases des repas, payer la cuisinière pour fabriquer les repas.
L’école compte aujourd’hui environ 75 élèves dont une grande partie venant de villages isolés, à une trentaine de kilomètres pour certains. Grâce à la cantine les parents des internes n’hésitent plus à confier leurs enfants au villageois de la Tapoa sachant qu’ils mangeront correctement tout au long de l’année.

La cantine
 
Les réserves sont stockées précieusement et ce sont les enfants qui participent à la gestion des stocks.
Grâce à cette action nous avons permi qu’on améliore le repas de riz ou de mil par l’apport de sardines en boite, d'une ration de viande et de poissons frais une fois par semaine et par l'ajout de légumes frais, tous ces produits sont fournis par les villages alentours.

Nous remercions chaleureusement « Restaurants sans frontières » qui par deux dons de 4000€ a permis de démarrer et surtout de poursuivre l’action entamée. Jusqu’à aujourd’hui, la cantine fonctionne et le coût trimestriel est d’environ 975 000 FCFA soit à peu près 1 500€. Sans votre soutien, cette action est impossible.

L'avenir
 
L’avenir pour ces enfants, c’est pouvoir continuer à recevoir un enseignement sans connaître la faim ; c’est également pouvoir espérer poursuivre des études secondaires au collège.